06.06.2007
Communiqué de presse de la Rainer Werner Fassbinder Foundation

concernant l’article „Man kann uns nicht einfach ausradieren“ („On ne peut pas nous effacer comme ça“), paru dans le hébdomadaire allemand DIE ZEIT No. 22 du 24 mai 2007 (p. 47)


Berlin, le 24 mai 2007

La Fassbinder Foundation n’a pas encore décidé comment elle réagira aux fausses déclarations proférées par Mme Ingrid Caven dans l’article mentionné plus haut, paru dans l’hébdomadaire „Die Zeit“.

Or, au moment présent, la Fassbinder Foundation tient surtout à souligner qu’il est son objectif principal de créer les conditions nécessaires pour conserver l’oeuvre filmique de Fassbinder, afin que tous les amateurs du cinéma et un large public puissent continuer à se confronter a ses oeuvres. Chacun est libre, et ceci vaut surtout pour tous les amis intimes de Fassbinder, d’interpréter et de discuter l’oeuvre filmique de Fassbinder à sa façon – car elle était toujours en même temps une création de tous les participants, commençant par le compositeur Peer Raben et passant par le chef-opérateur Kameramann Michael Ballhaus jusqu’à tous ses acteurs. Cet oeuvre créé par un effort collectif parle pour lui-même, et personne ne peut être exclu de cette histoire. Ceci serait seulement le cas, si les films n’étaient plus montrés.

Or, il est l’objectif de la Rainer Werner Fassbinder Foundation de veiller à ce que ceci ne se produise pas. Ce n’était que tout récemment, au mois de février de cette année, que la version réstaurée (étant le fruit de dépenses considérables en temps et en argent) du chef-d’oeuvre de Fassbinder „Berlin Alexanderplatz – Remastered“ fut à nouveau présenté au public dans une nuit de gala. Sans l’engagement de la Fassbinder Foundation, un jour ou l’autre, l’oeuvre aurait disparu à jamais.

Liselotte Eder, la mère et légataire de Rainer Werner Fassbinder avait créé la fondation afin de sauvegarder l’oeuvre de son fils. Ceci continue à être l’objectif principal de la légataire universelle de Liselotte Eder, Juliane Lorenz , et de la Rainer Werner Fassbinder Foundation.


Juliane Lorenz
Présidente de la Rainer Werner Fassbinder Foundation



Communiqué de presse
de la Rainer Werner Fassbinder Foundation

concernant l’annonce de l’agence de presse allemande dpa du 30 mai 2007, intitulée
„Fassbinder-Mitarbeiter: Lorenz soll Foundation abgeben“ („Collaborateur de Fassbinder: Lorenz doit céder la direction de la fondation“)


Il ne peut pas y avoir de dispute – comme annoncé par la dpa – autour de la succession du réalisateur Rainer Werner Fassbinder, décédé il y a 25 ans, car les droits à cette succession ont toujours été incontestables.

Les légataires de Rainer Werner Fassbinder étaient, à parts égales, ses parents. Sa mère, Liselotte Eder, avait fondé en 1986, avec sa part de la succession, la fondation à but non lucratif „Rainer Werner Fassbinder Foundation Gemeinnützige Nachlaßstiftung GmbH“ (RWFF), afin de gérer la succession de son fils décédé. En 1988, à l’issue d’un contrat portant sur le partage successoral, elle avait ramené également quelques parts appartenant au père de Rainer Werner Fassbinder dans la RWFF. Par la suite, Mme Eder avait dirigé la RWFF toute seule. A la fin des années 80, elle avait nommé un directeur par intérim pour son soutien. Ce n’était qu’en 1991, lorsque Juliane Lorenz préparait la première grande exposition Fassbinder à Berlin, que Liselotte Eder la pria de prendre la fonction de secrétaire générale de la RWFF. Après la mort de Liselotte Eder le 7 mai 1993, Juliane Lorenz devint, par disposition testamentaire, légataire universelle de cette dernière et unique ayant-droit des droits d’auteur des oeuvres de Rainer Werner Fassbinder.

Il était le désir de Liselotte Eder de réunir les droits d’auteur des oeuvres de son fils au sein d’une fondation privée à but non lucratif sous forme d’une SARL. Une telle fondation n’est pas sujette à la surveillance fédérale des fondations, mais au contrôle régulier par le fisc. Selon l’objetif fixé par Liselotte Eder, la RWFF est censée s’engager pour la sauvegarde et le maintien de l’oeuvre artistique de Rainer Werner Fassbinder. Des recettes provenant de droits d’auteur de son oeuvre sont à utiliser pour l’administration, et surtout pour le maintien de l’oeuvre, comme pour exemple pour la restauration et le maintien du matériel cinématographique.

La forme juridique de la RWFF est bien visible sur son en-tête de lettres. Par ailleurs, la loi ne prévoit pas de conseil de fondation pour une fondation, et encore moins pour une fondation sous forme de SARL. Chaque année, la RWFF remet son bilan d’activités au fisc.

En tant qu’unique sociétaire de la RWFF, Juliane Lorenz est propriétaire de la fondation privée qui gère la succession de Rainer Werner Fassbinder. Elle n’envisage pas de céder la direction de sa sociéte, décision qu’elle seule serait autorisée de prendre.

La restauration de Berlin Alexanderplatz de Fassbinder était une initiative de la RWFF, en coopération avec le producteur exécutif de l’époque, Bavaria Film, aujourd’hui Bavaria Media, sous la direction artistique de Xaver Schwarzenberger, qui, en tant que chef-opérateur de Berlin Alexanderplatz, s’était lui-même chargé de la réadaptation de l’éclairage original. La presse allemande, et surtout le FAZ, a salué de manière dithyrambique la première projection mondiale en Allemagne, ainsi que la qualité du film et sa restauration. Le réalisateur Tom Tykwer a exprimé son enthousiasme dans un essai publié par le FAZ le 8 février 2007. Le 8 avril 2007, le New York Times publia une critique élogieuse par A.O.
D’autres projections suivront.


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